Le texte sur la protection de la création sur Internet (Hadopi) a été rejeté jeudi 9 avril en France. Dans le journal télévisé de la mi journée de la chaîne espagnole TVE1, Hadopi a fait l’objet d’un sujet complet…
Alors, quid de la situation en Espagne ?
Selon le rapport de l’International Intellectual Property Alliance publié en février 2009, 15,1% des espagnols téléchargent illégalement des jeux, des films et de la musique en comparaison des 7,9% des Français !
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero a modifié son gouvernement en pleine semaine sainte pendant que les espagnols sont partis en vacances. Le poste de ministre de la Culture a était confié à Angeles Gonzalez-Sinde en remplacement de Cesar Antionio Molina.
L’un des premiers dossiers de la nouvelle ministre de la culture concerne le piratage sur Internet. Autant dire, que les espagnols observent avec beaucoup d’attention l’évolution d’Hadopi en France.
Combien de jours la ministre de la culture va t-elle rester au gouvernement ?
Les projets de la ministre de la culture font déjà l’objet d’une pétition en ligne, d’un site demandant sa démission, d’un groupe Facebook, des bannières à diffuser sur les blogs et sites Internet !
A peine nommée, un message court est diffusé à partir de Twitter pour donner un surnom à la ministre de la culture : sindescargas (pas de téléchargements, littéralement) .Vous remarquerez que la couleur utilisée est le rose contrairement au noir retenu en France.
Les internautes espagnols utilisent les médias sociaux pour sa faire entendre… Un compte Twitter @sindepirate a été créé, un groupe Facebook Ángeles González-Sinde pírate dispose déjà de 12 600 membres en quelques jours, des blogs, l’agrégateur d’informations Menéame à même reçu près de 4000 votes pour l’article contre la nomination de la nouvelle ministre…
A suivre…







Ce qui est hallucinant, en France, c’est qu’il existe déjà des lois répressives liées au téléchargement illégal.Or, ces lois n’ont pas empêché le téléchargement illégal. De plus, la nouvelle loi HADOPI ne les suspend pas pour autant, l’Internaute téléchargeant des œuvres protégées pouvant être passible de toutes les sanctions cumulées. Enfin, face à l’empleur du phénomène, on peut se demander pourquoi les solutions légales peinent à se développer alors qu’il y a une réelle demande en ce sens. Trop limitées(DRM),non interopérables (DRM), trop chères (même par rapport aux DVD équivalents, je pense notamment aux séries télé), les acteurs du divertissement mondial ont tout intérêt à trouver des solutions autres que légales pour sauver leur business…